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JANVIER 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois de janvier est caractérisé par un temps hivernal, avec de fortes pluies, des chutes de neige jusqu'en plaine et des températures assez froides.

  

Précipitations

Elles sont très abondantes sur la majeure partie de la région, avec des valeurs record à proximité des Pyrénées. En revanche, le cumul est assez proche de la normale de l'Aubrac au Larzac.

Les précipitations de ce mois de janvier sont particulièrement abondantes, avec un cumul de 155 mm à Toulouse et de 258 mm à Tarbes, ce qui constitue un record absolu pour la capitale des Hautes-Pyrénées depuis 1946. Sur une grande partie de la région, ces pluies exceptionnelles représentent des cumuls 3 fois supérieurs aux normales. Seule la partie orientale de l'Aveyron, de l'Aubrac au Larzac, a connu des précipitations proches de la norme, avec par exemple seulement 49 mm à Millau. La neige, tombée en abondance sur les Pyrénées, a fait son apparition en plaine à plusieurs reprises, et des pluies verglaçantes ont affecté la région toulousaine le 18 janvier en début de matinée.

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Températures

Les températures nocturnes sont en moyenne très proches de la norme, alors que les valeurs de l'après-midi sont contrastées : plus douces en Armagnac, mais plus froides que la normale sur tout le reste de la région.

La moyenne des températures minimales est souvent proche de la norme sauf sur l'Aveyron où les gelées ont été très fréquentes, avec 19 jours à Rodez et 21 jours à Millau. Le 17 janvier, après une nuit claire, la température s'est abaissée jusqu'à -15°C à Rodez et -17°C à Laissac (12) où les sols étaient enneigés.
Quant à la moyenne des températures maximales, elle est partout inférieure à la normale, avec un écart plus marqué sur le Quercy, le pays albigeois et le Rouergue (plus de 2 degrés de différence à Albi, Gourdon et Rodez). Ces températures diurnes particulièrement basses s'expliquent par  la faiblesse de l'ensoleillement et les fréquentes incursions froides qui ont donné de la neige parfois jusqu'en plaine.
L'ouest de la région, de la Bigorre à l'Armagnac, a connu lui aussi un temps très perturbé mais l'influence océanique a maintenu des températures un peu plus douces et l'écart à la normale est beaucoup plus faible.
En fin de mois, à la faveur d'un ensoleillement généreux et d'une bouffée de douceur venue d'Espagne, la température a atteint un niveau très élevé sur le sud de la région, avec 20°C à l'Isle-Jourdain (32) et 21°C à Tarbes et à Tournay (65).

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Insolation

Avec ce temps très perturbé, le soleil a eu bien du mal à tirer son épingle du jeu, avec un cumul souvent proche de 50 heures, soit deux fois moins que la normale.

Avec ce temps gris et perturbé, le soleil a surtout brillé par son absence. On dénombre de 12 à 15 journées sans le moindre rayon de soleil sur la plupart des localités de la région. Le cumul d'ensoleillement mensuel atteint à peine 50 heures dans le triangle Albi-Auch-Gourdon, soit près de 50% de déficit. Seul le Larzac réussit à s'en sortir un peu mieux, avec 94 heures de soleil à Millau.

  

Vent

Le vent a soufflé régulièrement tout au long du mois, avec une nette prédominance de vents de nord-ouest.
En plaine, les rafales les plus fortes ont été observées les 11 et 21 janvier, dans un régime de traîne. Les vitesses du vent ont alors atteint 60 à 80 km/h au passage de lignes de grains.
Puis le 26 janvier, de fortes rafales ont balayé le piémont pyrénéen, avec une pointe de 100 km/h à Tarbes. En montagne, le vent a soufflé aussi très fort, avec des rafales de vent de nord-ouest de 180 km/h au Pic du Midi (2880 mètres d'altitude), toujours le 26 janvier.

    

Faits marquants

- Enneigement exceptionnel sur les Pyrénées.
Les chutes de neige particulièrement abondantes de la mi-janvier (60 cm en 24 heures en moyenne montagne) ont rendu le manteau neigeux très instable, d'où un risque maximal d'avalanche les 14 et 15 janvier (vigilance rouge pour les Hautes-Pyrénées et orange pour l'Ariège et la Haute-Garonne). A la fin du mois, la couche de neige atteignait 50 cm vers 1000 mètres et 2 mètres vers 1800 mètres d'altitude !
- Épisode neigeux du 20 janvier. Après un samedi très pluvieux (30 à 40 mm en 24 heures sur tout le sud de la région), de l'air froid gagne progressivement la région et la neige remplace la pluie en fin de nuit. Cette neige, souvent collante, persiste en matinée en donnant une épaisseur importante sur une grande partie de la région : de 5 à 7 cm sur la région de Montauban, l'est du Gers, la plaine toulousaine et le nord de l'Ariège. Sur les contreforts du Massif Central, la couche de neige atteint 10 cm vers Mazamet (81) et Gignac (46) et souvent plus de 20 cm sur les Causses du Quercy. Cet épisode de neige collante, accompagné de fortes bourrasques de vent, s'est traduit par de nombreuses coupures de courant, avec 25000 foyers privés d'électricité le dimanche 20 janvier.

 

    

RÉSUMÉ :

Du 1er au 9 : Anticyclonique.

Après le passage d'une perturbation active le premier jour du mois, un puissant anticyclone vient se positionner sur la France et un faible flux de nord-est apporte de l'air froid sur notre région, souvent chargé d'humidité. Les brouillards matinaux sont souvent épais et ils évoluent en grisaille tenace dans les plaines, alors que le soleil se montre plus généreux sur le relief du Massif Central et des Pyrénées.
Les températures sont très contrastées avec des maximales souvent inférieures à 5°C à Auch, Toulouse ou Cahors, mais jusqu'à 17 ou 18°C sur le piémont pyrénéen.

   

Du 10 au 28 : Très perturbé​.

La situation devient dépressionnaire, dans un flux rapide de nord-ouest et les perturbations se succèdent sur la région. Elles sont très actives avec des pluies soutenues et des chutes de neige abondantes sur les Pyrénées. La neige fait aussi son apparition en plaine à plusieurs reprises entre le 14 et le 20 janvier. Le 16 janvier, de l'air doux et humide vient buter sur l'air froid continental présent sur le Massif Central. Des chutes de neige importantes affectent le Lot (12 cm à Gourdon) et le Tarn (50 cm sur les Monts de Lacaune). Puis dans la nuit du 19 au 20 janvier, de nouvelles chutes de neige affectent la vallée de la Garonne (5 à 7 cm en plaine toulousaine), ainsi que le Tarn et le Lot où on relève autour de 20 cm sur les contreforts du Massif Central. Les températures sont assez froides pendant toute cette période, souvent comprises entre zéro et 5°C la nuit et entre 5 et 10°C l'après-midi.

  

Du 21 au 31 : Doux et ensoleillé.

Le flux s'oriente au secteur sud-ouest et les perturbations glissent sur le nord de la région alors que soleil et douceur s'installent plus au sud. La température atteint un niveau printanier avec des valeurs de 20 à 22°C sur la Bigorre et le Luchonnais.    

   

Source : Météo France

   

   

   

FÉVRIER 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois de février est marqué par un temps froid et souvent perturbé, avec plusieurs épisodes neigeux dans les plaines et des chutes de neige abondantes en montagne.

  

Précipitations

Elles sont assez proches de la norme du Quercy au sud du Massif Central, mais plus abondantes sur le sud de la région, avec un cumul qui atteint 2 fois la normale près des Pyrénées.

Dans la continuité du mois de janvier, la première quinzaine de février est bien arrosée, en particulier au sud de la Garonne, puis un temps plus sec s'installe jusqu'à la fin du mois. Le cumul mensuel est inférieur à la normale sur l'Aubrac et le Larzac, où les précipitations se sont produites essentiellement sous forme de neige. En revanche, sur tout le reste de Midi-Pyrénées, le cumul dépasse la moyenne d'un mois de février, avec des valeurs supérieures à 150 mm sur les régions proches des Pyrénées, soit deux fois la normale. En montagne, la neige est tombée en abondance et l'enneigement est exceptionnel dès le milieu du mois avec par exemple 2,20 mètres à Guzet en Ariège, à seulement 1400 mètres d'altitude.

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Températures

Les températures sont partout plus basses que la normale avec un déficit plus marqué pour les maximales, qui atteint 2 degrés dans les plaines et jusqu'à 3 degrés sur le Massif Central.

Les températures moyennes de ce mois de février sont nettement inférieures à la normale, en particulier pour les maximales où l'écart atteint 2 degrés dans les plaines et autour de 3 degrés sur le relief des Pyrénées et du Massif Central. Hormis une relative douceur entre le 15 et le 21 février, c'est le froid qui a dominé très largement.
La fin du mois est la période la plus froide, avec des températures qui sont restées négatives toute la journée le 23 février et proches de zéro degré le 24 février après-midi, sous un ciel gris ponctué de petites chutes de neige.
Les gelées les plus fortes ont aussi été observées en fin de mois, entre -6 et -8°C en plaine le 27 février, et même -11°C à Salviac dans le Lot.
Sur l'ensemble du mois, le nombre de jours avec gelée est assez proche de la normale sur une grande partie du territoire, autour de 10. Le nord de la région et le Massif Central ont en revanche connu beaucoup plus de nuits gélives : 15 à Gourdon (46) et 22 à Millau (12), soit près de 2 fois plus que la normale.

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Insolation

Malgré ce temps souvent perturbé, le soleil a réussi à tirer son épingle du jeu avec une présence conforme à la norme, sauf pour les régions pyrénéennes où le déficit atteint une trentaine d'heures.

Sur l'ensemble des plaines, le niveau de l'ensoleillement atteint exactement la normale avec un cumul de l'ordre de 115 heures. Pourtant, la première quinzaine a surtout brillé par l'absence de soleil. Puis une période anticyclonique durable a permis au soleil de compenser le déficit, avec de belles journées de ciel bleu. Seules les régions pyrénéennes, habituellement plus ensoleillées à cette période de l'année, ont connu un déficit d'une trentaine d'heures.

  

Vent

Le vent d'ouest à nord-ouest a soufflé souvent au cours de ce mois de février, en particulier au cours de la première quinzaine, puis à nouveau en fin de mois.
Au passage de lignes de grains accompagnées parfois de grésil et de coups de tonnerre, les rafales les plus fortes ont été observées le 5 février : 90 km/h à Castelsarrasin (82) et Rodez (12) et 98 km/h à Toulouse (31).
Sur le relief, c'est le 2 février, dans un régime de traîne, que le vent a soufflé le plus fort : 94 km/h à Millau-Soulobres (700 mètres en Aveyron), 97 km/h au plateau de Beille (1800 mètres en Ariège) et 158 km/h au Pic du Midi (2880 mètres dans les Hautes-Pyrénées).

    

Faits marquants

- Épisode neigeux des 24 et 25 février.
Après 2 journées très froides, un système perturbé en provenance d'Allemagne a gagné toute la France le 24 février, accompagné de chutes de neige continues qui ont tenu au sol dans la nuit du 24 au 25 février.
Le 25 février en milieu de matinée, alors que les chutes de neige commençaient à faiblir, on relevait 3 à 5 cm sur le Quercy et l'Armagnac, environ 7 cm en plaine toulousaine, 10 cm sur le Lauragais, le Castrais et les plateaux de l'Aubrac et jusqu'à 30 cm à Massat (à 600 mètres en Ariège).
- Bilan de l'hiver 2012/2013 :
Cet hiver météorologique (décembre, janvier, février) se caractérise par des précipitations remarquables, en particulier au sud de la Garonne. Le cumul atteint 250 mm sur la ville de Toulouse et 540 mm à Tarbes, soit 2 fois plus que la normale. Il se place au deuxième rang des hivers les plus arrosés pour le piémont pyrénéen, derrière l'hiver 1965/1966. Il est en revanche plus sec que la normale sur le sud de l'Aveyron. Quant aux températures, elles sont proches de la norme pour les minimales et nettement inférieures pour les maximales, avec un déficit de deux degrés sur le Massif Central.

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 14 : Très perturbé.

Dans un régime de nord-ouest, les perturbations se succèdent sur la région dans une ambiance froide.
Les températures souvent proches de zéro degré la nuit et comprises entre 5 et 10°C dans l'après-midi.
Les passages pluvieux sont quotidiens et parfois accompagnés de fortes rafales de vent. La neige tombe en abondance sur les Pyrénées et sur le Massif Central. A plusieurs reprises, les averses donnent du grésil et de la neige jusqu'en plaine, notamment du 5 au 8 février ainsi que le 11 février. La neige tient au sol dès les premiers contreforts du relief, avec des conditions de circulation parfois difficiles sur le piémont pyrénéen, de la Bigorre au Couserans.
En montagne le manteau neigeux atteint un niveau record, avec parfois plus de 4 mètres de neige au-dessus de 2000 mètres d'altitude.

   

Du 15 au 21 : Bien ensoleillé​.

Une parenthèse anticyclonique apporte un temps beaucoup plus calme sur l'ensemble de la région.
Les gelées matinales sont très fréquentes. Puis à la faveur d'un ensoleillement souvent généreux, la température en profite pour atteindre une belle douceur pour la saison, avec des valeurs qui approchent les 15°C au coeur de l'après-midi, aussi bien en plaine que dans les vallées du Massif Central et des Pyrénées.

  

Du 22 au 28 : Temps hivernal.

Le retour d'un flux de secteur nord entraîne un changement brutal des conditions atmosphériques. La température est en chute libre sous un ciel bien gris et des flocons de neige tombent par intermittence jusqu'en plaine. Dans la nuit du 24 au 25 février, une offensive hivernale d'envergure affecte toute la région, avec des chutes de neige bien marquées. Le 25 au matin, la couche de neige atteint 10 cm à Saint-Girons, 7 cm à Toulouse et 4 cm à Auch. Puis, grâce à une belle une poussée anticyclonique, les derniers jours du mois sont plus calmes, avec des gelées et des brouillards givrants suivis d'un temps plus ensoleillé les après-midi.

   

Source : Météo France

   

   

   

MARS 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois de mars est caractérisé par un temps très perturbé, avec des épisodes neigeux, des périodes très ventées et des pluies abondantes sur le sud du Massif Central.

  

Précipitations

Les précipitations sont très fréquentes et le cumul de pluie est partout supérieur à la normale, plus du double du Quercy à la Montagne Noire et au Larzac.

Hormis une courte période de temps sec en début de mois, c'est un temps très perturbé avec des pluies fréquentes et souvent abondantes qui a dominé tout au long du mois de mars. Les régions les plus arrosées sont d'une part la Lomagne et le Quercy (jusqu'à 2 fois la normale entre Montauban et Cahors) et, d'autre part, tout le sud du Massif Central. Il est ainsi tombé plus de 300 mm sur le Causse du Larzac et les Monts de Lacaune, avec notamment 338 mm à Fraisse-Murat (81) à 1000 mètres d'altitude, soit 3 fois la normale.
En revanche, du Lauragais au sud du Gers, les pluies sont moins marquées et se rapprochent de la normale avec un cumul de 50 à 60 mm.

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Températures

Les températures moyennes du mois sont assez proches de la normale mais cette moyenne cache des contrastes marqués entre une vague de froid en milieu de mois encadrée par deux périodes de douceur.

Si les températures moyennes sont proches de la normale de mars, cette moyenne mensuelle masque de grandes disparités entre un début de mois souvent chaud pour la saison, un milieu de mois très froid et une fin de mois plus douce.
Le 3 mars, ce grand écart s'est même vérifié sur une seule journée, avec une amplitude remarquable entre l'aube et le coeur de l'après-midi : à Saint-Côme-d'Olt (46) la température indiquait -5°C au lever du jour et 19,5°C au plus chaud de la journée !
Puis vers le milieu du mois, le retour de températures hivernales a surpris par sa brutalité. A Toulouse, alors qu'il faisait encore 17°C le 11 mars après-midi, la température n'a pas dépassé 1°C le 13 mars, sous un ciel gris et neigeux ! Cette valeur constitue un record pour cette période de l'année, le précédent record datant de 2010 avec une température maximale de 2,5°C les 10 et 11 mars.
Ces températures froides ont perduré plusieurs jours, avec des gelées nocturnes assez marquées.
Puis la douceur est revenue progressivement à partir du 20 mars, mais il a fallu attendre le 29 mars pour dépasser enfin les 20°C, avec même un magnifique 22,5°C en Ariège, au Mas d'Azil et à Montaut (à côté de Pamiers) !

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Insolation

Le soleil a brillé largement en tout début de mois, puis il a eu du mal à s'imposer par la suite, d'où un déficit assez marqué sur une grande partie du territoire, sauf pour les plaines du Gers et du val de Garonne.

L'ensoleillement atteint un niveau proche de la normale dans les plaines de la région, avec un cumul de l'ordre de 170 heures à Toulouse, Montauban et Auch, mais il est en revanche déficitaire à proximité des Pyrénées et dans tout le Massif Central. Le cumul mensuel atteint seulement 135 heures à Gourdon et Millau, soit un déficit de 25%. C'est le début du mois qui a été le plus ensoleillé, avec de belles journées printanières avant l'heure.

  

Vent

Le vent a soufflé souvent au cours de ce mois de mars, avec plusieurs épisodes accompagnés de fortes rafales.
Dès le début du mois le vent d'Autan a soufflé en tempête pendant 48 heures avec des rafales qui ont approché les 120 km/h du sud du Tarn à la plaine toulousaine. Ces violentes rafales ont causé beaucoup de dégâts matériels et de nombreux arbres n'ont pas résisté.
Puis dans la deuxième quinzaine du mois, c'est le vent d'ouest qui a soufflé très fort à plusieurs reprises, en régime de traîne. Le 18 mars les 100 km/h ont été dépassés à Peyrusse (32) et à Millau (12), au passage de lignes de grains.

    

Faits marquants

- Tempête de vent d'Autan.
Dans la nuit du 3 au 4 mars, canalisé par un anticyclone centré sur la République tchèque et une dépression très creuse à proximité du Portugal, le vent de sud-est se lève sur toute la région. Dans le couloir de l'Autan, les rafales se renforcent très vite au fil de la matinée pour dépasser les 100 km/h vers midi sur le Lauragais, puis en soirée dans la plaine toulousaine. Ces violentes bourrasques persistent toute la nuit et dans la matinée du 5 mars, la tempête d'Autan atteint son paroxysme avec des rafales de 111 km/h à Mauroux, à la limite du Gers et du Tarn-et-Garonne, 113 km/h à Toulouse, 116 km/h à Tanus (81) et 117 km/h à Saint-Félix-Lauragais (31). Ces violentes bourrasques occasionnent de nombreux dégâts sur un vaste périmètre de la partie centrale de la région.
- Épisode neigeux.
Dans la nuit du 12 au 13 mars, une perturbation active vient se bloquer entre Pyrénées et Massif Central et la neige tombe jusqu'en plaine sur une grande partie de la région. Ces chutes de neige perdurent toute la matinée du 13 mars. La couche de neige atteint 4 cm à Montauban, 5 cm à Toulouse, 10 cm à Cadours (31), Mauvezin (32) et Bassoues (32).

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 11 : Douceur printanière.

Le début du mois est marqué par des journées printanières, avec certes des gelées matinales, mais une température très agréable l'après-midi, grâce à un soleil généreux. Puis le 4 et le 5 mars, le vent d'Autan se déchaîne sur un périmètre très large et la pluie gagne tout le sud du Massif Central, dans une ambiance qui reste douce, en particulier pour les températures nocturnes. A partir du 7 mars, la douceur se confirme, avec des températures souvent supérieures à 20°C du Rouergue au Quercy, ainsi que le long des Pyrénées, et le soleil réussit de belles percées malgré des passages d'averses orageuses.

   

Du 12 au 20 : Retour de l'hiver​.

Avec l'orientation du vent au secteur nord, de l'air froid déboule sur la région et la neige s'invite jusqu'en plaine dans la nuit du 12 au 13 mars. Ces chutes de neige perdurent toute la journée du 13 mars. La température est alors en chute libre, à peine positive l'après-midi, avec de nombreux records de froid pour la période. Le lendemain, les averses donnent du grésil et de la neige y compris en plaine et la nuit suivante est glaciale, avec des gelées généralisées, jusqu'à -5°C dans les vallées du Lot et du Tarnet-Garonne. Les jours suivants sont à nouveau perturbés, avec des températures fraîches et de fortes rafales de vent d'ouest.

  

Du 21 au 31 : Doux et perturbé.

Après deux journées douces et ensoleillées, le défilé des nuages reprend l'avantage et le temps est souvent maussade du 26 au 30 mars. Les passages pluvieux se succèdent et des orages traversent la région le 29 et le 30 mars, accompagnés ponctuellement de chutes de grêle en plaine toulousaine et de fortes rafales de vent près des Pyrénées. Le dernier jour du mois est plus clément, avec de larges plages de ciel bleu dans une ambiance un peu plus fraîche.

   

Source : Météo France

   

   

   

AVRIL 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois d'avril est caractérisé par des températures moyennes et des précipitations assez proches de la normale. Mais ces valeurs masquent des fluctuations importantes au fil des jours.

  

Précipitations

Les pluies sont plus abondantes sur le relief, une situation conforme à ce qui est observé régulièrement dans la région. Le milieu du mois est marqué par une période plus sèche.

Le cumul des précipitations est assez proche de la norme, avec un léger déficit de l'Armagnac au sud du Quercy et des pluies en revanche un peu excédentaires sur l'Aveyron et le nord du Lot.
Dans le Massif central, le nombre de jours de pluie est important avec 15 jours de précipitations significatives. C'est en début et en fin de mois que les épisodes pluvieux sont les plus marqués. Dès le premier avril, une perturbation active donne 41 mm à Labastide-Rouairoux (81) puis le 4 avril, une nouvelle perturbation apporte 28 mm à Gourdon (46). Le 6 avril, la neige est de retour sur les Pyrénées, temporairement dès 500 mètres d'altitude ! Puis en fin de mois, plusieurs épisodes pluvieux arrosent toute la région.

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Températures

La moyenne est proche de la norme, avec trois phases bien distinctes : un début avril bien froid, une douceur remarquable en milieu de mois et à nouveau un temps froid en fin de mois.

La moyenne mensuelle est à peu près conforme à la norme sur l'ensemble de la région, mais les fluctuations de température ont été très marquées tout au long du mois.
Après une première décade froide, en particulier pour les températures diurnes, l'ambiance s'est nettement réchauffée en milieu de mois pour atteindre un niveau estival le 17 avril, jour le plus chaud du mois :
30°C à Lourdes (65), 31°C à Bioule (82) et à Saint-Géry (46). Mais dès le lendemain, sous un ciel couvert, la température perd 10 à 12 degrés et le 19 avril, sous une pluie battante, la température plafonne à 10°C à Saint-Girons et 12°C à Toulouse, soit une perte d'une vingtaine de degrés en  deux jours !
Vers la fin du mois, une situation similaire se reproduit, avec des valeurs de 23 à 25°C le 25 avril suivies d'un refroidissement brutal les 2 jours suivants. Le 27 avril, la température maximale est au niveau des records de froid pour cette période de l'année, avec par exemple 11°C à Montauban, 9°C à Toulouse et 6°C à Bagnères-de-Luchon (31) au plus "chaud" de l'après-midi !

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Insolation

Le niveau de l'ensoleillement est plus faible que la normale, malgré de belles journées printanières du 10 au 17 avril.

Au cours de ce mois d'avril, le déficit d'ensoleillement est général avec un cumul de l'ordre de 150 heures de soleil. La différence par rapport à la normale est relativement faible sur les régions pyrénéennes mais elle est plus marquée en plaine toulousaine (30 heures) ainsi que du Quercy à l'Aubrac et au Larzac (40 heures). Le début et la fin du mois ont connu plusieurs journées sans le moindre rayon de soleil.

  

Vent

Malgré un temps souvent perturbé, le vent n'a pas soufflé très fort au cours de ce mois d'avril, avec une prépondérance du vent de nord-ouest sur l'ensemble de la région.
Au passage d'un front actif le 11 avril, des phénomènes orageux ont provoqué de bonnes rafales dans la soirée, notamment des Pyrénées au sud du Tarn avec 72 km/h à Saint-Girons (09) et 91 km/h à Labastide-Rouairoux (81).
En haute montagne, le même jour, les rafales ont parfois dépassé les 100 km/h, avec par exemple 123 km/h au Pic du Midi (65), à 2880 mètres d'altitude.

    

Faits marquants

- Enneigement exceptionnel.
Les chutes de neige ont été particulièrement abondantes tout au long de l'hiver, avec une hauteur de neige fraîche cumulée proche de 10 mètres par endroits en haute montagne, un niveau jamais relevé au cours des trente dernières années. A la fin du mois d'avril l'enneigement était encore très important pour la saison. L'épaisseur du manteau neigeux atteignait 3 mètres au Port d'Aula, à 2140 mètres dans le massif du Couserans, et 3,30 mètres au lac d'Ardiden, à 2450 mètres en Haute-Bigorre. Avec les nouvelles chutes de neige de la fin avril, les versants français étaient bien enneigés dès 1500 mètres d'altitude et on trouvait souvent des accumulations supérieures à 2 mètres d'épaisseur au-dessus de 2000 mètres.
- Brutales variations.
Conformément au dicton "en avril ne te découvre pas d'un fil", ce mois d'avril 2013 a été le théâtre de brutales chutes de température. Les fluctuations les plus fortes ont eu lieu en milieu de mois. Après un coup de chaleur le 17 avril, avec des températures proches de 30°C, la température perdait près de 20 degrés deux jours plus tard. Puis entre le 25 et le 27 avril, la dégringolade de la température atteignait une quinzaine de degrés sur toute la région, passant de 25°C à 10°C au coeur de l'après-midi !

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 9 : Froid et perturbé.

Un régime de nord-ouest apporte de l'air froid et les dépressions traversent la région, accompagnées de perturbations actives. Les pluies sont fréquentes et parfois abondantes, notamment sur les contreforts du Massif Central et des Pyrénées. En montagne, la neige s'abaisse temporairement vers 500 mètres le 6 avril, jour le plus froid du mois avec une température maximale souvent comprise entre 5 et 8°C en plaine. La température remonte un peu les jours suivants, mais les journées sont encore bien grises et ponctuées de pluies passagères.

   

Du 10 au 17 : Beau et chaud​.

Une hausse de la pression apporte un temps plus calme et le soleil s'installe progressivement. Le vent s'oriente ensuite au secteur sud et sous un ciel d'un bleu limpide, la température s'envole pour atteindre autour de 25°C au coeur de l'après-midi du 16 avril et localement jusqu'à 30°C le lendemain.

  

Du 18 au 22 : Perturbé.

La dégradation est brutale le 18 avril, avec un temps gris et humide et des températures en baisse sensible. Ce temps maussade perdure quelques jours puis les éclaircies sont de retour en fin de période.

    

Du 23 au 25 : Intermède printanier.​

Le retour de conditions anticycloniques apporte une bouffée de douceur ensoleillée, accompagnée d'un souffle d'Autan modéré. La température approche les 25°C le 25 avril en milieu d'après-midi.

    

Du 26 au 30 : Temps hivernal.​

Une zone dépressionnaire vient se positionner au-dessus de l'Espagne et un temps froid et pluvieux s'installe sur la région, avec de la neige en basse montagne et des températures qui plafonnent autour de 10°C en plaine au meilleur moment de la journée.

   

Source : Météo France

   

   

   

MAI 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois de mai est le plus maussade depuis plusieurs décennies, avec beaucoup de pluie, des températures froides et un ensoleillement très faible.

  

Précipitations

La pluviométrie est excédentaire sur l'ensemble de la région avec un cumul qui dépasse 250 mm en Bigorre et dans le sud du Tarn, du jamais vu depuis le début des mesures en 1946 !

Ce mois de mai est très arrosé dans les plaines avec cependant un cumul légèrement inférieur au mois de mai 1977 du Quercy à la région toulousaine. En revanche, sur le sud du Massif Central, ainsi qu'en Bigorre et en Armagnac, c'est le mois de mai le plus arrosé depuis le début des mesures, dont certaines, comme Eauze ou Condom (32) remontent à 1872 ! Sur le piémont pyrénéen, le cumul dépasse souvent les 300 mm et atteint même 402 mm à Aulus, en Ariège (record absolu depuis 1899).
C'est surtout la deuxième quinzaine du mois qui a été concernée par plusieurs épisodes pluvieux et par un temps instable, avec des averses de grésil jusqu'en plaine et des chutes de neige abondantes en montagne.

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Températures

Les températures sont très basses avec un déficit moyen de l'ordre de 2 degrés pour les minimales et de 4 degrés pour les maximales. Seuls les mois de mai 1951 et 1984 ont été plus froids sur la région.

La fraîcheur a dominé tout au long de ce mois de mai, avec un déficit moyen de l'ordre de 3 degrés. C'est le mois de mai le plus froid depuis 1984. Les températures maximales accusent un écart plus marqué que les températures minimales. Sur bon nombre de régions, la moyenne mensuelle des températures de l'après-midi est inférieure de 4 degrés par rapport à la normale. Le plus remarquable, c'est que les températures les plus basses ont été observées pendant la deuxième quinzaine du mois et les plus chaudes en début de mois. Ainsi, les 6 et 8 mai, la température a souvent dépassé les 25°C, pour atteindre 27,5°C à Saint-Géry (46) le 6 mai et 27°C à Pamiers (09) et Ségreville (31) le 8 mai.
Puis à partir du 15 mai, dans un régime de secteur nord dominant, les températures sont devenues très froides pour la saison, à plusieurs reprises autour de 13°C au meilleur de la journée, soit un déficit de 10 degrés par rapport à la normale. Le 21 mai, journée la plus froide du mois, le maximum n'a pas dépassé 11°C à Durfort (82), Campistrous (65) et Mazamet (81).
Les températures nocturnes sont aussi descendues très bas en fin de mois, avec de fréquentes gelées en plaine le dimanche 26 mai au lever du jour : -0,5°C à Montbazens (12) et -1,5°C à Salviac dans le Lot.

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Insolation

Le soleil a surtout brillé par son absence au cours de ce mois de mai, en particulier pendant la deuxième quinzaine où le déficit atteint 50% de la normale.

Le début du mois a bénéficié de quelques journées assez ensoleillées, puis le mauvais temps s'est installé durablement, ce qui donne un cumul mensuel d'insolation très faible sur l'ensemble de la région. Avec environ 150 heures, le déficit atteint autour de 30% en plaine. Sur le piémont pyrénéen, avec à peine plus de 100 heures de soleil, le déficit approche des 50%, soit le niveau le plus faible des 20 dernières années.

  

Vent

Le vent est resté modéré pendant la première quinzaine du mois, puis à la faveur d'un renforcement du courant perturbé, de fortes rafales ont été observées vers la fin du mois. Le 23 mai, les rafales de nord-ouest ont atteint 75 km/h à Toulouse et à Castres (81). Puis le 25 mai, c'est le vent d'ouest qui a soufflé entre 75 et 80 km/h à Labastide-Rouairoux (81) et à Montaut (09). Puis le 28 mai, au passage d'une perturbation active, les rafales se situent entre 60 et 70 km/h sur l'ensemble de la région.
Le dernier jour du mois, le vent de nord-ouest atteint 80 km/h sur le sud du Massif central et 120 km/h en haute montagne sur les Pyrénées.

    

Faits marquants

- Épisode pluvieux du 30 au 31 mai.
Après plusieurs jours déjà bien arrosés, une dépression centrée sur l'Ile de France entraîne un courant de nord et une perturbation très active vient se bloquer sur la chaîne pyrénéenne. Les chutes de neige sont abondantes au-dessus de 2000 mètres alors que la plaine et le piémont se retrouvent sous un déluge de pluie dès le 30 mai après-midi.
Dans la soirée et la nuit, la pluie se généralise et se renforce sur tout le sud de la région, notamment le Gers, les Hautes-Pyrénées, le Tarnet-Garonne, la Haute-Garonne et l'Ariège, placés en vigilance orange pour le risque inondations. Dans la journée du 31 mai, la pluie perdure sur le massif  pyrénéen alors qu'elle s'estompe l'après-midi dans les plaines. Sur l'épisode, l'arrosage est très important : 50 à 60 mm en 36 heures en plaine et souvent plus de 80 mm sur le piémont pyrénéen avec un maximum de 144 mm à Massat (09). Ces précipitations abondantes ont provoqué de nombreuses inondations à proximité des cours d'eau de la Bigorre, de la Lomagne, du Quercy et de tout le bassin de la Garonne, avec notamment une hauteur d'eau de 3,25 m mesurée sous le Pont Neuf de Toulouse le 31 mai au soir.
- Record de froid.
La deuxième quinzaine du mois de mai est la plus froide observée depuis le début des mesures en 1922 à Toulouse. Avec une moyenne des températures maximales de 16°C, le précédent record de 1984 est battu de presque 1 degré !

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 4 : Frais et instable.

Une dépression s'installe sur la région et un temps instable se met en place, avec des éclaircies en matinée, puis un ciel menaçant et des averses en cours d'après-midi et en soirée, aussi bien en plaine qu'en montagne. Les températures sont fraîches, comprises le plus souvent entre 15 et 18°C l'après-midi.

   

Du 5 au 8 : Temps printanier​.

A la faveur d'une rapide hausse de pression, le temps s'améliore nettement et le soleil domine malgré un passage faiblement perturbé dans la journée du 7 mai. La température est très agréable et dépasse fréquemment les 25°C le 6 et le 8 mai.

  

Du 9 au 31 : Très pluvieux.

Dans un courant d'altitude orienté au nord-ouest, les perturbations se succèdent sur la région, avec des pluies temporairement bien marquées et des températures très fraîches. Une accalmie temporaire se dessine le 14 mai, avec de belles plages ensoleillées et des températures qui dépassent souvent les 22°C. Mais dès le lendemain, sous une pluie battante, la température plonge d'une dizaine de degrés et la neige fait son apparition dès 1000 mètres d'altitude. Les jours suivants, le temps reste très instable avec localement des orages et des pluies bien marquées sur le sud du Massif Central et sur les Pyrénées. Le vent s'oriente au secteur nord et les températures sont froides pour la saison, avec des valeurs maximales comprises entre 10 et 13°C le 21 mai après-midi ! Du 23 au 25 mai, un véritable temps à giboulées s'installe, avec du grésil en plaine et des chutes de neige au-dessus de 1200 mètres. Puis, après une courte accalmie, une nouvelle perturbation très active provoque des pluies abondantes sur le sud de la région en fin de mois. Les cours d'eau issus des Pyrénées sont en crue rapide et des inondations importantes affectent les Hautes-Pyrénées, le Gers et la Haute-Garonne.

   

Source : Météo France

   

   

   

JUIN 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois de juin est marqué par des températures très fraîches pour la saison et par un temps souvent perturbé, avec des pluies plus marquées sur l'ouest de la région.

  

Précipitations

Le Tarn et l'Aveyron ont connu des précipitations déficitaires alors que du Quercy aux Pyrénées, l'arrosage est important, avec notamment un épisode pluvieux exceptionnel sur la Bigorre et le Luchonnais les 17 et 18 juin.

Le cumul mensuel fait apparaître un contraste très net entre la moitié ouest et la moitié est de la région. Ainsi, à l'est d'une ligne Foix-Figeac, les pluies sont déficitaires, en particulier en Aveyron où il est tombé par endroits à peine 30 mm, soit un déficit supérieur à 50%. En revanche, à l'ouest de cette ligne, les pluies sont partout excédentaires avec un cumul qui dépasse souvent les 80 mm, soit un excédent de l'ordre de 50%.
Sur l'extrême ouest du Gers, avec un cumul supérieur à 120 mm, l'excédent atteint même les 100%. Sur les Pyrénées centrales, avec le terrible épisode des 17 et 18 juin, le cumul dépasse souvent les 200 mm en moyenne et haute montagne.

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Températures

La deuxième quinzaine de juin est particulièrement fraîche et, sur l'ensemble du mois, le déficit dépasse souvent les 2 degrés pour les maximales et 1 degré pour les minimales.

Le début du mois est marqué par des températures en dents de scie avec des valeurs qui oscillent autour de la normale. Puis vers le milieu du mois, à la faveur d'un effet de foehn, la température dépasse souvent les 30°C l'après-midi. Le 16 juin, jour le plus chaud du mois, on a relevé 32°C à Montauban (82), 33°C à Luchon (31) et 34°C à Souillac (46). Puis à partir du 18 juin, les valeurs maximales se retrouvent systématiquement au-dessous de la normale et cette fraîcheur persiste jusqu'à la fin du mois. Ainsi, le 21 juin, pour la fête de la musique, la température a plafonné autour de 16°C l'après-midi à Lupiac (32), Lannemezan (65) et Belcastel (12). Le 28 juin, la fraîcheur reste d'actualité avec seulement 19°C à Lectoure (32), 17°C à Tanus (81) et 15°C à Colombiès (12) au plus "chaud" de la journée !
En montagne, hormis un épisode de chaleur en milieu de mois, la température est aussi restée bien fraîche pour cette période de l'année. La moyenne des maximales n'a atteint que 5°C au Pic du Midi (65) à 2880 mètres d'altitude, soit 4 degrés de moins que la normale !
En plaine, sur l'ensemble du mois, le déficit est plus marqué pour les maximales avec un écart souvent compris entre 2 et 3 degrés que pour les minimales (en moyenne autour de 1 degré).

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Insolation

La durée d'insolation est proche de la normale sur le sud de l'Aveyron, mais elle est plus faible sur tout le reste de la région, avec un déficit de 15 à 20%.

Hormis le sud de l'Aveyron qui a connu un ensoleillement très proche de la normale, le soleil a brillé moins souvent que pour un mois de juin habituel sur la majeure partie de la région. Le cumul mensuel atteint autour de 200 h à Montauban, Toulouse et Albi, soit un déficit de l'ordre de 15%. Le déficit est encore plus marqué sur le Lot et le piémont pyrénéen avec par exemple seulement 154 h de soleil à Saint-Girons (09) et à Campistrous (65).

  

Vent

Le vent d'ouest à nord-ouest a dominé tout au long de ce mois de juin souvent maussade. C'est surtout en fin de mois qu'il a soufflé de façon régulière et soutenue, avec des rafales de 50 à 60 km/h. Mais les bourrasques les plus fortes ont été observées les 17 et 18 juin, dans un courant orienté au secteur sud à sud-est. Le 17 juin, c'est le vent d'Autan qui a soufflé toute la journée, avec des pointes à 114 km/h sur la ville de Castres (81). Puis le 18 juin en soirée, au passage d'une ligne orageuse virulente, des rafales de sud ont atteint 107 km/h à Toulouse. En montagne, le même jour, le vent du sud a soufflé en tempête jusqu'à 157 km/h au Pic du Midi (2880 m).

    

Faits marquants

- Pluies et inondations dévastatrices.
Dans la journée du 16 juin, une dépression se creuse au large du Portugal alors qu'un axe de hautes pressions se renforce de la Méditerranée à la Lorraine. Le vent du sud souffle de plus en plus fort sur les crêtes pyrénéennes et la température atteint 33°C à Luchon et 20°C vers 2000 mètres d'altitude, accentuant la fonte nivale.
Le lendemain, des orages se déclenchent sur les versants espagnols et la pluie gagne dans l'après-midi l'ensemble des massifs des Pyrénées centrales. Ces pluies diluviennes persistent pendant 36 heures en donnant des quantités considérables. Dans les Hautes Pyrénées, il tombe 159 mm à Génos (1250 m) et 183 mm à Gavarnie (1400 m). Dans les refuges du Luchonnais, le cumul atteint 215 mm à Espingo (1950 m) et 227 mm au Maupas (2430 m). Ces précipitations exceptionnelles, associées à une fonte nivale généralisée, ont provoqué une crue brutale de tous les cours d'eau. Les torrents et les rivières en furie ont alors tout dévasté sur leur passage (maisons, routes, voies ferrées). Ces inondations dramatiques ont causé la perte de deux vies humaines et l'état de catastrophe naturelle a été décrété pour 127 communes de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées.

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 7 : Temps sec.

Après les fortes pluies de fin mai, des conditions anticycloniques se rétablissent et apportent enfin un peu de répit. Le temps est encore maussade sur les Pyrénées avec quelques faibles précipitations, mais partout ailleurs le soleil se montre de plus en plus généreux. La température est encore assez fraîche en début de mois, puis elle atteint 25 à 27°C du 5 au 7 juin.

   

Du 8 au 19 : Très perturbé​.

Une dépression vient se positionner en Aquitaine et le mauvais temps est de retour avec des pluies abondantes les 8 et 9 juin. Les températures sont alors en chute libre, avec un maximum de 15°C sur le Massif Central et sur le piémont pyrénéen et autour de 18°C dans les plaines. Les jours suivants, le temps s'améliore un peu avec des éclaircies et de rares ondées. Puis le 16 juin, un flux de sud de plus en plus marqué apporte une bouffée de chaleur avec des températures qui dépassent souvent les 30°C. Mais le lendemain la pluie est de retour des Pyrénées au Quercy alors que le vent d'Autan se déchaîne sur le Tarn. Les pluies deviennent intenses sur les Pyrénées centrales où elle perdurent pendant 36 heures et provoquent des dégâts considérables. Dans l'après-midi et la soirée du 18 juin, des orages violents se déclenchent en plusieurs points de la région, en donnant de la grêle et des rafales supérieures à 100 km/h sur la région toulousaine et dans le Tarn-et-Garonne. Le lendemain, le temps reste instable et de gros orages affectent le Lot et l'Aveyron.

  

Du 20 au 30 : Fraîcheur marquée.

La pression atmosphérique remonte progressivement et un temps plus calme s'établit jusqu'à la fin du mois, dans une ambiance cependant bien fraîche pour la saison. Malgré d'assez belles éclaircies, le vent de nord-ouest maintient des températures basses souvent proches de 20°C au meilleur de la journée. Le vendredi 28 juin, une perturbation atténuée apporte un peu de pluie, puis la fin du mois est plus clémente avec de bons moments ensoleillés et des températures agréables. 

   

Source : Météo France

   

   

   

JUILLET 2013

Caractère dominant du mois

Chaud et orageux, ce mois de juillet détonne avec le premier semestre : les températures très au-dessus des normales vont de pair avec une fréquence orageuse élevée.

  

Précipitations

Très irrégulières car orageuses, le relief est le plus arrosé, surtout les Pyrénées et leur piémont où les cumuls sont excédentaires. Ailleurs, le cumul mensuel est souvent déficitaire.

La seule perturbation un peu faiblarde du mois passée le 3 n'ayant donné que très peu de pluie, l'essentiel du cumul provient des nombreux orages qui ont balayé la région durant tout le mois.
Les cumuls sont donc très irréguliers, dépendant du passage des cellules orageuses, avec ou sans grêle.
Sur les Pyrénées, l'arrosage a été quasi quotidien, ce qui explique les cumuls souvent supérieurs à 100, voire 150 mm.
Il faut regarder de plus près chaque orage pour avoir des cumuls remarquables : le 13 juillet, 75 mm à Castel Magnoac (65) et 68 mm en 2 heures à Saint-Marcet (31), le 23 juillet 64 mm à Sousceyrac (46) par exemple.

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Températures

En hausse très brutale dès le début du mois, la température est en moyenne au-dessus des normales de 3 degrés, ce qui en fait le mois de juillet le plus chaud après 2006.

Les températures minimales comme les maximales de ce mois de juillet sont remarquables par leur constance à dépasser la normale de 3 degrés en moyenne.
Dans chaque département, les maximales ont atteint ou dépassé les 30°C pendant au moins 19 jours, voire plus de 20 jours.
Pour le Tarn-et-Garonne, ce sont même toutes les stations du réseau qui dépassent les 30°C : pendant 20 jours pour Caylus, 23 jours en général et jusqu'à 25 jours pour Castelsarrasin.
Seules deux très courtes périodes en début (les 3 et 4) et fin (du 28 au 30) de mois voient des maximales en dessous de la norme.
Le 3, journée la plus fraîche, les températures maximales atteignent à peine 7°C à Aston (09) à 1781 mètres, 17°C à Comiac (46) à 562 mètres et plus généralement des valeurs comprises entre 20 et 22°C.
Le 25, jour le plus chaud, les 36°C sont dépassés dans tous les départements sauf les Hautes-Pyrénées où on atteint juste 35°C.
Le maximum du mois est attribué à Saint-Antonin (82) avec 39°C.
Sur les Pyrénées les valeurs sont un peu moins élevées mais restent supérieures aux normales pour les maximales : au Pic du Midi (65), le 3 on relève 7°C, valeur dans la normale alors que le 25 il fait 15°C, soit 6 degrés au-dessus de la normale.

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Insolation

Lui aussi exceptionnel, il est partout supérieur à la normale et c'est même le mois de juillet le plus ensoleillé pour Tarbes et Saint-Girons.

Le 3 est l'unique journée grise au passage de la seule perturbation du mois.
Seul l'Aveyron ne bénéficie que de 15% de soleil en plus de la normale, ailleurs on relève 20 à 30% d'excédent, c'est l'un des mois de juillet les plus ensoleillés depuis 1990.
Pour les Pyrénées (09 et 65), le surplus atteint même 35 à 40%, ce qui en fait le mois de juillet le plus ensoleillé depuis le début des mesures, malgré les nombreux orages.

  

Vent

Selon l'influence de l'anticyclone dirigeant un flux de nord à nord-ouest ou de dépressions générant plutôt des vents de sud, ce mois-ci la direction du vent a été assez fluctuante.
Alternant plusieurs jours de vent de nord-ouest avec des passages de sud à sud-est, puis à nouveau de l'ouest et recommencer, la girouette a souvent varié pour des vents généralement faibles à modérés.
Mais sous les orages, les rafales ont parfois été violentes : le 27 juillet, on a relevé 106 km/h de rafale d'ouest à Montauban et 125 km/h de vent de sud à l'observatoire du Pic du Midi (65) à 2880 mètres.

    

Faits marquants

- Violents orages.
Si ce mois de juillet 2013 est très estival avec son fort ensoleillement et ses températures très chaudes, les orages qui l'accompagnent sont eux aussi malheureusement hors norme.
Beaucoup de dégâts liés à la grêle, aux fortes précipitations ou aux violentes rafales de vent sont à déplorer sur l'ensemble de la région.
Malgré la présence de l'anticyclone des Açores sur notre pays ou à proximité, des dépressions se creusent au large du Golfe de Gascogne et dirigent des vagues d'instabilité orageuse qui arrivent sur des sols surchauffés.
- Ainsi, dès le 1er juillet, des orages se déclenchent sur les Pyrénées et remontent jusqu'au Lot le 2. Le 13 juillet, c'est la Haute-Garonne qui est la plus touchée avec de fortes pluies en Comminges. Le 17 juillet, c'est au tour du Gers, de l'Ariège et des Hautes-Pyrénées de constater les ravages de la grêle. Le 23, le Tarn et surtout Mazamet sont touchés. Le 27 juillet ce sont le Lot, l'Aveyron et le Tarn-et-Garonne qui subissent l'assaut de la grêle avec de violentes bourrasques allant parfois jusqu'à la mini-tornade au vu des dégâts observés.

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 8 : Faiblement perturbé, puis calme.

L'anticyclone des Açores est encore un peu éloigné sur l'Atlantique et dès le soir du 1er, ainsi que le 2, quelques orages éclatent.
Dans un flux de nord-ouest, une perturbation parvient à s'infiltrer le 3.
Elle apporte surtout de la fraîcheur, un ciel bien gris mais peu de pluie.
La température commence à remonter à partir du 4 avec le retour de l'anticyclone qui s'installe pour quelques jours et le temps devient estival et ensoleillé à partir du 5.

   

Du 9 au 22 : Chaud, lourd et orageux​.

Malgré la présence de l'anticyclone, régulièrement en soirée des orages se déclenchent : d'abord cantonnés aux Pyrénées et à leur piémont, ils débordent rapidement sur toute la région. Seul le 14 juillet est épargné, pas le 13 ou des orages violents donnant de la grêle font les premiers gros dégâts.

  

Du 23 au 28 : Orages violents, et forte chaleur.

A partir du 23, une petite dépression sur le Golfe de Gascogne instabilise encore plus la masse d'air et les orages deviennent plus violents : ils s'accompagnent de grêle et de fortes rafales.
Le 25, journée la plus chaude du mois, on dépasse les 35°C partout et le Tarn-et-Garonne est le département où il fait le plus chaud avec 38 à 39°C : de nombreux départements sont alors placés en vigilance jaune canicule jusqu'au 27 où de nouveaux orages violents éclatent.

    

Du 28 au 31 : Plus frais et calme.​

Après toute cette agitation l'anticyclone revient et le soleil avec lui. Les températures un peu fraîches dans un premier temps repartent à la hausse. Le 31 juillet, elles dépassent à nouveau les 30 degrés.

   

Source : Météo France

   

   

   

AOÛT 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois d'août est marqué par un temps souvent sec et par une insolation remarquable. Les températures sont chaudes, mais sans excès, très proches de la normale.

  

Précipitations

Les différentes vagues orageuses qui ont affecté la région ont apporté ponctuellement de violentes averses, mais sur l'ensemble du mois, le cumul des pluies est assez faible.

Les pluies sont globalement assez faibles, à l'exception des contrées soumises à plusieurs épisodes orageux. Ainsi les secteurs de l'Isle-Jourdain (32) et de Dourgne (81) ont recueilli plus de 80 mm et à Livernon (46), près de Figeac, le cumul atteint près de 100 mm. Sur les Pyrénées, le cumul mensuel est aussi localement important : près du Cagire il est tombé 110 mm à Arbas (31), et 130 mm à Augirein (09). Mais sur la majeure partie du territoire, le déficit pluviométrique est assez marqué, en particulier de l'ouest du Lot à l'Armagnac où le déficit atteint parfois les 80%. Il n'est tombé que 16 mm à Marciac et 10 mm à Maumusson (32) !

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Températures

Après un début de mois très chaud, la température a ensuite oscillé autour des valeurs normales et la moyenne est partout très proche de la norme du mois d'août.

Le mois débute sous la chaleur avec des températures maximales de 37,8°C à St-Géry (46) le 1er et de 38°C à St-Antonin-Teus (82) le 2. Les jours qui suivent, les maximales sont dans la norme avant une chute de celles-ci le 8 août sur toute la région et notamment sur l'Aveyron : 15,8°C à St-Côme-d'Olt (soit 13 degrés au-dessous des normales) mais aussi sur l'Est du Lot et du Tarn avec des températures inférieures de 10 degrés aux normales. Sur le reste de la région, ces températures sont au-dessous des normales de 4 à 5 degrés. Les maximales reviennent globalement dans la norme à partir du 11, avant de jouer au yoyo entre le 21 et le 29 août.
Les températures minimales sont au-dessus des normales jusqu'au 6 et plus particulièrement le 2, où l'on relève par exemple 23,7°C à Gourdon (46). Ces températures minimales se rafraîchissent le 14 sur le Nord de la région avant de gagner toute la région le 15 août.
Ensuite deux périodes plus fraîches se produisent avec des températures au-dessous des normales de 2 à 5 degrés. Une première les 20 et 21 : mini du mois à Auch (9,5°C), à Tarbes ( 10,5°C) et à St-Girons (10,8°C) le 21 au lever du jour. Puis une deuxième période entre le 29 et le 31 : mini du mois à Gourdon (9,6°C), Montauban (11,1°C) et Albi (10,6°C) le 30 août.

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Insolation

Le soleil a brillé très largement au cours de ce mois estival, avec un cumul mensuel de l'insolation qui a nettement dépassé les valeurs habituellement observées.

Ce mois d'août a bénéficié de très nombreuses journées de plein soleil, notamment du 11 au 18 août. Le cumul mensuel est partout supérieur à la normale, avec un bonus de 30 à 40 heures de soleil de l'Armagnac à la plaine toulousaine et du Quercy à l'Aubrac. L'excédent de soleil est un peu moins marqué sur le sud du Massif Central et sur les régions pyrénéennes, à cause de développements instables souvent plus précoces dans l'après-midi.

  

Vent

Le vent de nord-ouest a dominé au cours de ce mois d'août, en restant souvent modéré. Mais de violentes bourrasques de sud-ouest ont été observées au passage des orages. Ainsi, dans la nuit du 6 au 7 août des rafales très fortes ont été mesurées dans le Tarn, à Montredon-Labessonié (100 km/h) et dans le Lot (104 km/h à Faycelles, près de Figeac).
Le lendemain, c'est à Castres (81) que des rafales proches de 90 km/h ont pu être mesurées au passage des orages.
Puis le 16 août, un épisode orageux a touché essentiellement les Pyrénées avec localement de fortes bourrasques, comme en Ariège où le vent de sud-ouest a soufflé jusqu'à 85 km/h à Saint-Girons.

    

Faits marquants

- Bancs de sable le 2 août.
Alors qu'un vent de sud-ouest, établi depuis plusieurs jours, soufflait très fort en altitude (120 km/h au Pic du Midi), le vendredi 2 août un voile de sable a recouvert progressivement toute la région dans la matinée, en donnant au ciel un étrange aspect métallique pendant quelques heures.
Ce sable en provenance de Mauritanie a probablement été soulevé en altitude à la suite d'une tempête de sable survenue quelques jours auparavant.
- Orages du 6 au 8 août.
Une situation instable provoquée par de l'air froid en altitude et très chaud dans les basses couches de l'atmosphère s'est installée sur le Sud-Ouest à partir du 6 août.
Plusieurs vagues orageuses ont déferlé sur la région, en donnant localement des phénomènes intenses. Les orages les plus forts ont été observés dans la nuit du 6 au 7 août : grêle et pluie abondante dans la banlieue ouest de Toulouse, puis dans le Tarn (très fortes rafales et averses de grêle à Castres, Carmaux, Monredon-Labessonnié).
Mais le secteur le plus touché est la région de Figeac, dans le Lot : arbres abattus, caves inondées et toitures criblées par la grêle (grêlons de 7 cm de diamètre). La vague orageuse de la nuit suivante, moins étendue, a provoqué de gros dégâts aux cultures dans le Lauragais et les territoires limitrophes de l'Aude (arbres déracinés, champs de tournesol dévastés par le vent et les pluies intenses).

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 5 : Beau et chaud.

Dans un courant de sud bien établi en altitude, de l'air sec et très chaud concerne toute la région, avec des températures comprises entre 30 et 35°C l'après-midi. Le vent d'Autan apporte quelques nuages passagers sur le sud du Massif Central et la plaine toulousaine, mais le soleil domine très largement.

   

Du 6 au 10 : Orageux et plus frais​.

Une dépression en provenance d'Espagne gagne le sud de la France et un temps instable s'installe du 6 au 8 août avec des orages localement violents, accompagnés de pluies intenses et de chutes de grêle. Puis la zone dépressionnaire s'éloigne et un temps nuageux et plus frais s'installe, par vent de nord-ouest sensible.

  

Du 11 au 23 : Temps estival.

Le retour des conditions anticycloniques se confirme et un temps estival s'établit pour plusieurs jours, avec des températures maximales autour de 30°C. Une faiblesse temporaire de l'anticyclone favorise le passage de perturbations atténuées du 16 au 19 août, accompagnées d'averses orageuses essentiellement sur les régions pyrénéennes. Puis le beau temps se rétablit et la chaleur devient très marquée, avec une température de 32 à 34°C au coeur de l'après-midi les 21 et 22 août.

    

Du 24 au 31 : Nuageux.​

L'anticyclone se rétracte vers l'Atlantique et un temps plus perturbé se met en place, dans un régime de nord-ouest. Les nuages dominent et les pluies sont parfois assez marquées, notamment les 25 et 26 août sur la Lomagne, le Quercy et le pays albigeois.
Ensuite, le ciel hésite entre nuages et belles plages ensoleillées avec des températures de saison, autour de 27°C l'après-midi.

   

Source : Météo France

   

   

   

SEPTEMBRE 2013

Caractère dominant du mois

Après un début de mois ensoleillé et très chaud, l'automne s'est installé durablement sur la région, en dépit d'un sursaut estival vers la fin du mois.

  

Précipitations

Les pluies sont excédentaires sur le nord de la région, avec localement des cumuls importants dus à des épisodes orageux, alors que le déficit pluviométrique est assez marqué de la Lomagne au val de Garonne.

Le cumul mensuel est particulièrement faible sur la Lomagne, la plaine toulousaine et le Volvestre, avec un déficit qui atteint 50% par rapport à la normale. En revanche, les pluies sont excédentaires sur les départements proches du Massif Central, avec des cumuls qui dépassent parfois très  largement les 100 mm du Quercy au Rouergue et à l'Aubrac. Ces pluies abondantes sont dues à des épisodes orageux qui ont apporté localement des précipitations intenses, notamment les 6 et 7 septembre, puis à nouveau les 28 et 29 septembre. Le nombre de jours avec des pluies significatives est très élevé sur le nord de la région : 12 jours à Rodez et 14 jours à Gourdon.

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Températures

Les températures sont un peu plus élevées que la normale, surtout en raison de nuits très douces, en particulier en début et fin de mois.

Les températures de ce mois de septembre sont en moyenne un peu plus chaudes que les normales, avec un écart plus marqué pour les minimales, souvent compris entre 1 et 2 degrés, alors que les maximales sont très proches de la norme.
Cette moyenne cache des fluctuations très tranchées au fil des jours. Ainsi, le début du mois est particulièrement chaud, avec des valeurs qui atteignent les 35°C à Anglars (46), Villefranche-de Rouergue (12) et l'Isle-Jourdain (32) deux jours de suite, les 3 et 4 septembre. Puis cette vague de chaleur est suivie d'une chute brutale des températures les jours suivants et le week-end des 7 et 8 septembre prend des allures automnales : sous un ciel bien gris, la température ne dépasse pas les 16°C au coeur de l'après-midi du 7 septembre à Gourdon (46), Lupiac (32) et Tarbes (65), soit un niveau proche des records de froid pour cette période de l'année. Mais en fin de mois, c'est à nouveau la chaleur qui est de retour sur l'ensemble de la région. Le 25 septembre, la température atteint 31°C à Auch (32) et Puylaurens (81) et 33°C à Bioule (82), soit près de dix degrés au-dessus de la normale ! Les jours suivants, le vent d'Autan apporte une douceur nocturne remarquable avec des valeurs autour de 20°C au plus frais de la nuit à Toulouse (31) et Castres (81) les 27 et 28 septembre.

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Insolation

L'ensoleillement est proche de la normale sur les régions pyrénéennes mais le déficit s'accroît au fur et à mesure que l'on se rapproche des contrées les plus septentrionales de la région.

Après cinq journées très ensoleillées en début de mois, sous un ciel souvent tout bleu du matin au soir, le temps s'est ensuite sérieusement dégradé.
Du 6 au 20 septembre, sous un ciel bien gris, on dénombre plusieurs jours sans le moindre rayon de soleil, en particulier du Quercy à l'Aubrac. C'est sur ces régions que le déficit mensuel est le plus marqué (20 à 25%), alors que l'ensoleillement est conforme à la norme près des Pyrénées.

  

Vent

Le vent est resté généralement modéré au fil de ce mois de septembre. Les rafales ont été un peu plus significatives dans le domaine de l'Autan avec quelques pointes de 60 à 70 km/h en début de mois, puis à nouveau des rafales autour de 80 km/h dans le sud du Tarn vers la fin du mois. Quant aux orages, ils ont provoqué localement de très fortes bourrasques dans la soirée du 28 septembre (85 km/h mesurés au Montat, dans le Lot).
En montagne, c'est aussi le 28 septembre que les rafales les plus fortes ont été relevées : 113 km/h au Pic du Midi, à 2880 mètres d'altitude.

    

Faits marquants

- De l'été à l'automne.
A la faveur d'un puissant anticyclone centré sur le nord de la France, de l'air continental très sec et très chaud recouvre notre région en début de mois, avec un pic de chaleur du 3 au 5 septembre. La température dépasse alors partout les 30°C l'après-midi, avec localement des pointes à 35°C. Puis après un épisode orageux le 6 septembre, de l'air beaucoup plus frais envahit toute la région. Le week-end des 7 et 8 septembre se déroule sous les nuages, avec des averses et des températures en chute libre, souvent comprises entre 16 et 18°C l'après-midi, soit une différence  d'une quinzaine de degrés en 48 heures et un niveau plus conforme aux valeurs habituellement observées au coeur de l'automne.
- Violents orages du samedi 28 septembre.
Après une belle période estivale vers la fin du mois, un temps instable gagne la région le 28 septembre, avec des orages qui se multiplient en soirée. Les orages les plus violents se déclenchent sur le nord du Tarnet-Garonne et le sud du Lot. Ils sont accompagnés de chutes de grêle, de violentes bourrasques de vent et de précipitations intenses : 40 mm à Montcuq (46), 59 mm à Bourg-de-Visa (82) et 88 mm à Montaigu-de-Quercy (82) en moins de deux heures !

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 5 : Temps estival.

Un puissant anticyclone centré sur le nord de la France permet à nos régions de bénéficier de belles journées chaudes et ensoleillées.
Le ciel est souvent tout bleu du matin au soir, dans un air très sec, avec des températures maximales qui dépassent allègrement les 30°C.
En fin de période, un léger souffle d'Autan parcourt le sud du Tarn et la plaine toulousaine, annonciateur de la détérioration à venir.

   

Du 6 au 20 : Perturbé​.

Dès le 6 au matin, les nuages envahissent la région et des orages se déclenchent un peu partout en fin de journée et dans la nuit. Puis les deux jours suivants, un temps très maussade s'installe, avec des averses en journée et à nouveau des orages le soir, dans une ambiance très fraîche. La température, souvent comprise entre 15 et 18°C l'après-midi, se situe au niveau des records de froid pour cette période de l'année. En montagne, les premières neiges recouvrent les sommets au-dessus de 2800 mètres d'altitude.
Puis du 9 au 20 septembre, dans un régime d'ouest à nord-ouest, le temps est souvent frais et humide, avec une succession de systèmes perturbés, souvent peu actifs mais porteurs de pluies éparses ou de bruine. Les températures nocturnes sont proches de la normale mais les après-midi sont un peu frais pour la saison, avec des valeurs généralement comprises entre 20 et 23°C.

  

Du 21 au 27 : Très beau.

Les conditions anticycloniques se rétablissent et de l'air de plus en plus chaud déborde d'Espagne pour nous apporter de bien belles journées estivales, avec du soleil et des températures très agréables, proches de 30°C l'après-midi, malgré un vent d'Autan plus sensible en fin de période.

    

Du 28 au 30 : Instable.​

Une dépression se rapproche de la région et le temps devient très instable. Des orages localement violents se déclenchent dans la soirée du 28 septembre et les deux derniers jours du mois sont marqués par un temps perturbé accompagné d'averses orageuses et de températures encore bien douces.

   

Source : Météo France

   

   

   

OCTOBRE 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois d'octobre est particulièrement doux, avec des températures estivales en début de mois, puis à nouveau vers la fin du mois. Les précipitations sont généralement peu marquées.

  

Précipitations

Le cumul des pluies est déficitaire sur la majeure partie de la région. Seuls le nord du Quercy et l'Aubrac ont connu des précipitations légèrement excédentaires.

Le cumul mensuel des précipitations est très faible sur une grande partie du territoire de Midi-Pyrénées, avec un déficit qui atteint autour de 50% sur l'Armagnac, le Lauragais, le sud du Tarn et le sud de l'Aveyron. Il est proche de la normale sur le Frontonnais ainsi que du Comminges au Volvestre. Le Lot est le département où les précipitations sont les plus fortes, en particulier à Gramat et Lunegarde où il est tombé près de 120 mm au cours du mois.
La journée du 4 octobre est la plus arrosée du mois, avec un passage pluvio-orageux très actif qui a donné des pluies abondantes sur toute la région, avec par exemple 41 mm à Loudet (31), 45 mm à Vaour (81) et 50 mm à Lacapelle (46).

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Températures

Avec des valeurs supérieures de 2 degrés aux normales d'octobre, ce cru 2013 se place au 4ème rang des mois d'octobre les plus chauds depuis un siècle.

Les moyennes mensuelles sont très élevées, aussi bien pour les températures minimales que pour les maximales. La moyenne globale dépasse de 2 degrés la normale du mois d'octobre. Seulement deux courtes périodes sont relativement fraîches, autour du 10 octobre, ainsi que dans les tout derniers jours du mois.
Le début octobre est marqué par des températures estivales avec par exemple 31°C à Lectoure (32), Muret (31), Puylaurens (81) et Saint-Géry (46) le mercredi 2 octobre au coeur de l'après-midi. La période du 20 au 28 octobre connaît aussi une douceur exceptionnelle, avec des températures de 15 à 19°C au plus frais de la nuit et des valeurs autour de 25°C les après-midi. Le 26 octobre, les 28°C sont atteints à Savignac (09) et à Bioule (82). Puis le 27, il fait 27°C à Burlats (81), Luchon (31) et Saint-Lary (65). Ces températures chaudes se situent au niveau des  records pour une fin octobre.
Mais le 29 octobre, la température chute brutalement avec un maximum de seulement 12°C l'après-midi à Luchon et Saint-Lary.
Les nuits deviennent alors bien froides, avec des gelées fréquentes et une température qui s'abaisse jusqu'à -1°C à Caylus (82) et Cérizols (09) et même -3°C à Rodez le 31 octobre à l'aube.

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Insolation

Les nuages ont dominé au cours de ce mois d'octobre. L'ensoleillement est proche de la normale sur le sud, mais déficitaire du Lot à l'Aveyron.

Un ciel très nuageux a dominé très largement en début de mois, puis du 17 au 24 octobre de belles journées ensoleillées ont permis à l'ensoleillement mensuel d'atteindre un niveau de saison sur la plus grande partie de la région, avec un cumul autour de 150 heures à Tarbes, Auch et Saint-Girons. Le soleil s'est montré cependant moins généreux à proximité du Massif Central avec seulement 125 heures d'ensoleillement à Gourdon et Millau.

  

Vent

Conformément à la climatologie locale, le vent d'Autan a soufflé assez souvent tout au long de ce mois d'octobre. De violentes bourrasques ont été observées en début de mois, le 3 octobre : 104 km/h à Saint-Félix-Lauragais (31) et 105 km/h à Castres (81). Puis du 22 au 25 octobre, le vent d'Autan s'est mis à souffler très fort, avec des pointes à 90 km/h à Tanus (81) et jusqu'à 108 km/h à Castres !
En montagne, le vent du sud a dominé largement avec une période particulièrement agitée du 18 au 28 octobre : pendant 11 jours consécutifs, les rafales ont largement dépassé les 100 km/h au Pic du Midi, avec une pointe de 174 km/h le 22 octobre !

    

Faits marquants

- Orages du 4 octobre.
Après un début octobre particulièrement chaud, un système pluvio-orageux actif s'est mis en place dans la nuit du 3 au 4 octobre de la Bigorre jusqu'au Quercy. Le 4 octobre en début de matinée, des cellules orageuses plus développées ont affecté la Haute-Garonne, puis le Tarn-et-Garonne  et le Lot en donnant des pluies diluviennes. Il est tombé localement 40 à 50 mm en quelques heures. Ces intempéries ont concerné particulièrement la région de Cahors où plusieurs rues se sont retrouvées sous les eaux vers la fin de la matinée.
- Épisode de vent violent en montagne.
A partir du 18 octobre, alors qu'une profonde dépression stationne au large de l'Atlantique, un courant de sud-ouest rapide s'établit en altitude.
Cette situation a engendré de fortes bourrasques de vent de secteur sud sur les Pyrénées pendant plusieurs jours. Des rafales de 100 km/h ont alors été observées vers 1500 mètres et au Pic du Midi (2880 mètres), le vent a soufflé en tempête jusqu'au 28 octobre, avec par exemple 154 km/h le 20 octobre, 174 km/h le 22, 163 km/h le 24 et encore 147 km/h le 28 octobre !

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 2 : Temps estival.

Le début du mois est particulièrement chaud avec des températures qui dépassent souvent les 30°C, malgré un ciel partagé entre plages ensoleillées et passages nuageux, porteurs de rares ondées éparses.

   

Du 3 au 16 : Perturbé​.

Le vent d'Autan souffle fort en début de période et le temps se dégrade rapidement avec des pluies abondantes qui arrosent toute la région le 4 octobre. Les jours suivants sont marqués par un temps faiblement perturbé, avec beaucoup de nuages et quelques petites pluies passagères, plus fréquentes sur le Lot et le nord de l'Aveyron.
Les températures oscillent autour de la normale, avec cependant un coup de fraîcheur du 10 au 13 octobre. Les températures s'abaissent alors entre 3 et 5°C au petit matin et ne dépassent guère les 15°C au meilleur de la journée.

  

Du 17 au 28 : Très doux.

Le vent s'établit durablement au secteur sud-ouest en altitude et de l'air chaud pour la saison gagne progressivement l'ensemble de la région. Les nuits sont particulièrement douces, avec des températures minimales autour de 18°C. Puis, malgré un ciel souvent voilé, la température atteint un niveau quasi-estival l'après-midi, avec des valeurs souvent proches de 25°C.

    

Du 29 au 31 : Plus frais.​

Après le passage d'une perturbation pluvieuse dans la soirée du 28 octobre, de l'air plus frais s'engouffre dans un flux de nord-ouest et la fin du mois est marquée par des températures froides, avec l'apparition des premières gelées de l'automne. En journée, malgré un soleil généreux les 30 et 31 octobre, la température plafonne entre 12 et 14°C.

   

Source : Météo France

   

   

   

NOVEMBRE 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois de novembre est particulièrement maussade, avec des records de précipitations sur le sud de la région et des températures nettement plus basses que la normale.

  

Précipitations

Les pluies sont très abondantes, avec des cumuls supérieurs à 200 mm sur le sud du Tarn et le long des Pyrénées. En montagne, les chutes de neige sont exceptionnelles dès la basse altitude.

Ce mois de novembre est le plus arrosé depuis 1945 sur tout le sud de la région, avec un cumul supérieur à 250 mm sur le piémont pyrénéen, ainsi que de la Montagne Noire aux Monts de Lacaune. Du 2 au 22 novembre, il a plu presque tous les jours dans les plaines et le cumul mensuel atteint 2 à 3 fois la normale en de nombreux secteurs de la région. Seule la pluviométrie du Larzac est légèrement déficitaire. 
Les épisodes pluvieux les plus marqués ont été observés en début de mois, avec un arrosage généralisé du 2 au 5 novembre, puis du 17 au 19 novembre avec des pluies abondantes en provenance de Méditerranée qui ont donné de très forts cumuls sur le sud du Massif Central, ainsi que de l'Ariège à la Bigorre.

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Températures

Les températures minimales sont assez proches de la normale, mais les maximales sont très basses, avec un déficit de 2 à 4 degrés du nord au sud de la région.

Le mois a débuté dans la douceur, avec des températures estivales le lendemain de la Toussaint : 25°C à Burlats (81) et à Pamiers (09). Le 7 novembre, les 20°C étaient à nouveau dépassés sur la majeure partie de la région avec des pointes de 23°C à Mirepoix (09) et à Ségreville (31). Puis progressivement les températures ont glissé vers la normale, avant de s'effondrer à un niveau hivernal à partir du 15 novembre. Au cours de la deuxième quinzaine du mois, les maximales n'ont jamais dépassé les 10°C en plaine, avec un pic de froid le 22 novembre : 4°C à Toulouse (31), 3°C à Albi (81) et -2°C à Laguiole (12) au "plus chaud" de l'après-midi ! Ces températures très basses ont donné une moyenne mensuelle des maximales inférieure de 2 degrés à la normale dans les plaines et un déficit de 3 à 5 degrés sur le Luchonnais et le piémont ariégeois.
Quant aux températures minimales, elles sont en moyenne proches de la normale mais aussi très contrastées entre la douceur remarquable du début novembre et le froid vif de la fin du mois. Ainsi, le 6 novembre la température indiquait déjà 15°C à l'aube sur l'Armagnac, le Quercy et le nord  de l'Ariège. En revanche, le 28 novembre en fin de nuit, un froid glacial enveloppait l'ensemble de la région, avec -6°C à Albi, -7°C à Auch et -9°C à Rodez.

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Insolation

Le soleil a surtout brillé par son absence, avec moins de 60 heures de soleil sur le sud de la région et autour de 75 heures près du Massif Central.

Le rythme des perturbations de ce mois de novembre n'a laissé que peu d'espace au soleil. Il n'a réussi que quelques percées éphémères en début de mois puis s'est finalement imposé dans les tout derniers jours de novembre. C'est le nord de la région qui a bénéficié des plus belles plages ensoleillées, alors que sur le sud le déficit atteint 50%. Auch et Tarbes ont même connu le mois de novembre le plus gris depuis 25 ans, avec seulement 55 heures de soleil.

  

Vent

Avec le défilé quasi-continu des perturbations, le vent d'ouest à nord-ouest a dominé au cours des trois premières semaines. Les rafales les plus fortes ont été observées le 5 novembre : 80 à 90 km/h du Lauragais au piémont pyrénéen, 100 à 120 km/h sur le relief du Tarn et de l'Aveyron et  jusqu'à 182 km/h au Pic du Midi, à 2880 mètres d'altitude !
Le 21 novembre, le vent d'ouest a soufflé aussi très fort : 80 à 85 km/h sur le Gers et la plaine toulousaine, 148 km/h au Pic du Midi.

    

Faits marquants

- Pluies abondantes.
Ce cru 2013 restera dans les annales de Météo-France comme le mois de novembre le plus arrosé de l'histoire météorologique des 7 dernières décennies sur tout le piémont pyrénéen. Il est tombé 258 mm à Luchon, 261 mm à Saint-Girons et 277 mm à Tarbes... un record absolu depuis l'ouverture de la station tarbaise en 1944 ! Les records précédents, qui datent de 1996, sont très nettement dépassés sur ces points de mesure. Le Tarn a lui aussi connu un arrosage exceptionnel, avec 124 mm à Albi (record depuis l'ouverture en 1976), 354 mm à Rouairoux (record 517 mm  en 1999) et 391 mm à Anglès (record 423 mm en 1962).
- Chutes de neige précoces.
La chute brutale des températures à la mi-novembre, associée à la persistance d'un temps perturbé, a provoqué des chutes de neige très précoces sur le Massif Central et de la neige en abondance sur l'ensemble de la chaîne pyrénéenne.
Dès le 15 novembre, la neige tombe dans les vallées et le 16 novembre la couche atteint 35 cm à Saint-Paul d'Oueil, à 1100 mètres dans le Luchonnais. Les jours suivants, plusieurs épisodes apportent encore de la neige en montagne et le 23 novembre on relève, entre 2300 et 2500 mètres d'altitude : 1,10 m à Ardiden (65), 1,25 m au Maupas (31) et 1,60 m à l'Hospitalet (09), des quantités suffisantes pour une ouverture très précoce des stations de ski.

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 14 : Doux et pluvieux.

La première quinzaine du mois est marquée par une succession de systèmes perturbés accompagnés de fréquents passages pluvieux, dans une ambiance douce. A la faveur de courtes accalmies ensoleillées, la température dépasse parfois les 20°C, notamment le 2 et le 7 novembre.
Les journées grises et humides sont néanmoins majoritaires, avec deux épisodes particulièrement arrosés le 5 et le 10 novembre, qui provoquent une crue des rivières proches des Pyrénées.

   

Du 15 au 24 : Temps hivernal​.

Avec l'orientation du vent au secteur nord en altitude, un temps hivernal s'établit dès le 15 novembre, avec à nouveau beaucoup de pluie en plaine et de la neige qui s'abaisse vers 500 mètres sur le relief du Massif central et des Pyrénées. Du 17 au 19 novembre, en lien avec une dépression centrée sur les Baléares, un "retour d'est" apporte des précipitations abondantes du sud du Massif Central jusqu'aux plaines de Gascogne et aux Pyrénées, dans une ambiance temporairement un peu plus douce.
Puis les jours suivants, l'air froid gagne toute la région et des chutes de neige se produisent jusqu'en plaine le 22 novembre. Dès la basse montagne, le cumul de neige est très impressionnant pour la saison avec environ 40 cm vers 1000 mètres d'altitude.

  

Du 25 au 30 : Froid sec.

Un puisant anticyclone vient se positionner sur les îles britanniques et un courant de nord-est glacial apporte de l'air continental qui assèche enfin l'atmosphère. Les journées sont bien ensoleillées mais le froid est vif, avec de fortes gelées nocturnes et matinales et des températures qui restent basses en journée malgré le soleil, un froid accentué par un vent mordant de secteur nord. Puis le dernier jour du mois, l'anticyclone s'efface et une perturbation en profite pour apporter un peu de pluie en plaine et à nouveau de bonnes chutes de neige sur le relief pyrénéen.

   

Source : Météo France

   

   

   

DÉCEMBRE 2013

Caractère dominant du mois

Ce mois de décembre est marqué par un temps anticyclonique qui a permis un ensoleillement exceptionnel, des précipitations très faibles et des températures proches de la normale.

  

Précipitations

Les pluies sont très déficitaires de la Bigorre au Massif Central et à l'Ariège (il est tombé par endroits moins de 30% de la normale) mais le déficit est moins marqué sur la Lomagne et l'Armagnac.

Les pluies sont quasiment inexistantes jusqu'au 18 décembre, et les perturbations qui ont fini par pénétrer sur la région n'ont pas donné des quantités très importantes. Seul l'épisode du 25 et 26 décembre apporte un arrosage marqué sur le piémont des Monts de Lacaune et des Pyrénées, avec un cumul de 40 mm à Rouairoux (81), Tarbes (65) et Lannemezan (65).
Sur l'ensemble du mois, les précipitations sont partout inférieures à la normale, de peu sur le Bas Armagnac et la Lomagne, mais très nettement sur la moitié sud-est de la région : le déficit atteint 60 à 70% dans le Volvestre, la région de Pamiers (09) et une partie du Tarn... et jusqu'à 80% sur le sud de l'Aveyron !

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Températures

Les températures minimales sont un peu plus froides que la normale (environ 1 degré) mais ce déficit est compensé par des maximales plus douces (excédent de 1 degré en moyenne).

Le niveau moyen des températures est très proche de la normale, avec des minimales un peu plus froides et des maximales un peu plus douces que celles habituellement observées en décembre. Pourtant, le mois a commencé dans la froidure, avec les 10 premières journées marquées par  des températures très basses, en particulier la nuit. Les gelées sont fortes et généralisées en début de mois : -4°C à Maubourguet (65) et -5°C à Belcastel (12) le 3 décembre. Puis -4°C à Auch (32) et à Montcuq (46) le lendemain. Du 8 au 10 décembre, les gelées sont encore plus marquées, avec -5°C à Montauban et Rodez, -6°C à Souillac (46) et -10°C à Cornus dans le sud de l'Aveyron. Puis progressivement le temps se radoucit, avec certes encore quelques nuits faiblement gélives, mais surtout des journées empreintes d'une grande douceur.
Ainsi, le 13 décembre, les 15°C sont atteints à Villefranche-de-Rouergue (12) et Albi, et 17°C à Saint-Gaudens (31). Puis le 15 décembre, la température atteint 18°C à Tarbes et Saint-Girons. Le lendemain, sous un soleil printanier, il fait 18°C à Montricoux (82), 20°C à Luchon (31) et 22°C à Bagnères de Bigorre (65) ! Les jours suivants sont un peu plus frais, puis un nouveau pic de douceur permet d'atteindre les 20°C le 27 décembre dans le sud du Tarn et sur tout le piémont pyrénéen.

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Insolation

Le niveau de l'ensoleillement est très élevé sur la majeure partie du territoire pour un mois de décembre, avec un excédent qui atteint souvent 60 à 80%.

Le soleil a brillé très généreusement au cours de ce mois de décembre avec par exemple 15 jours de plein soleil du matin au soir à Saint-Girons (09) du 1er au 23 décembre ! Le cumul de 175 heures de soleil en pays ariégeois est le plus élevé depuis le début des mesures. Plus généralement, des records ont aussi été battus sur l'ouest et le sud de la région. Le soleil a brillé un peu moins en Aveyron, mais là aussi le cumul est excédentaire, de l'ordre de 30%.

  

Vent

Le vent a soufflé modérément, avec un net avantage au vent de sud-est. Dans le domaine de l'Autan, un premier épisode du 10 au 12 décembre a donné des rafales de 60 à 75 km/h. Un deuxième épisode plus musclé du 16 au 18 décembre a donné des vitesses de 65 km/h dans le Lot, 80 km/h à Tanus (81) et jusqu'à 105 km/h à Castres (81) le 17 décembre. Puis le 23 et le 24 décembre, de fortes rafales de secteur sud-est (70 à 80 km/h) ont parcouru tout le Massif Central, avant une rotation du vent à l'ouest le jour de Noël sur l'ensemble de la région (70 km/h en pointe). En montagne, c'est la veille de Noël que le vent a soufflé le plus fort : 211 km/h au Pic du Midi !

    

Faits marquants

- Soleil généreux.
La présence de conditions anticycloniques durables a favorisé un ensoleillement exceptionnel pour ce mois de décembre, malgré des brouillards fréquents en début de journée. Le cumul mensuel dépasse souvent les 150 heures de soleil, avec un record de 175 heures à la station Météo-France de Saint-Girons. C'est aussi le mois de décembre le plus ensoleillé de ces 25 dernières années à Toulouse, Auch, Montauban et Tarbes.
- Bilan de l'année 2013.
Malgré un printemps pourri et beaucoup plus froid que la normale, cette année 2013 se place à un niveau à peu près conforme à la norme au niveau des températures (déficit global de l'ordre de 0,2 degré). En revanche, les précipitations sont souvent très abondantes, en particulier sur le sud de la région. L'excédent de pluie atteint 40 à 50% du Gers à la plaine toulousaine et au sud du Tarn, et il dépasse parfois les 60% sur le Massif pyrénéen. Le cumul annuel moyen des précipitations sur la région Midi-Pyrénées atteint le niveau le plus élevé depuis 1992.

 

   

RÉSUMÉ :

Du 1er au 18 : Anticyclonique.

Un puissant anticyclone centré sur le nord de la France favorise l'écoulement d'air froid continental jusque sur le sud-ouest du pays.
Notre région bénéficie d'un temps calme, avec de nombreux brouillards matinaux, parfois givrants, et des journées souvent bien ensoleillées. Jusqu'au 10 décembre, les gelées matinales sont bien marquées et la température se situe le plus souvent entre 5 et 10°C au meilleur de l'après-midi dans les plaines. Puis l'anticyclone se décale vers l'Europe centrale et un courant de sud-est s'établit dans les basses couches de l'atmosphère. Cette situation est propice à l'établissement du vent d'Autan et des nuages méditerranéens gagnent le sud du Massif Central, avec quelques pluies éparses. La température se radoucit, avec des valeurs qui atteignent autour de 15°C en milieu de mois et 18 à 20°C sur le piémont pyrénéen !

   

Du 19 au 29 : Faiblement perturbé​.

Avec une zone dépressionnaire qui s'installe dans les parages de l'Irlande, les perturbations se succèdent sur la région et elles apportent des pluies passagères dans une ambiance qui reste douce.
Le vent est irrégulier avec un renforcement très net en montagne la veille de Noël : rafales de 100 à 120 km/h au niveau des stations de ski. Puis les jours suivants, le temps se rafraîchit, avec de la pluie en plaine et de la neige qui s'abaisse jusqu'en basse montagne. Les températures se situent alors au niveau des valeurs de saison, entre 8 et 10°C l'après-midi.

  

Du 30 au 31 : Anticyclonique.

Un temps calme s'établit à nouveau avec le retour d'un anticyclone qui vient se positionner au-dessus de l'Auvergne. Les nuits sont plus fraîches, avec quelques gelées, et des brouillards se forment dans les vallées. En journée, le soleil domine, le vent d'Autan souffle faiblement et la  température devient plus douce pour le dernier jour de l'année.

   

Source : Météo France