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Abri météorologique

Lorsque l’on relève la température ou l’humidité d’un point du globe, il faut veiller à le faire dans un endroit adéquat, c’est-à-dire protégé du rayonnement solaire et d’autres facteurs qui seraient susceptibles de fausser les résultats obtenus. C’est le rôle de l’abri météorologique, protégé et ventilé.

   

Absorption

Propriétés qu’ont certaines molécules de consommer une partie du rayonnement électromagnétique à des longueurs d’onde déterminées, ainsi le CO2 absorbe le rayonnement infrarouge de la Terre mais n’absorbe pas le rayonnement du Soleil dans le visible.

   

Accélération de la pesanteur

L’accélération de la pesanteur en un point donné de l’espace entourant la Terre est l’accélération prise en ce point par un corps matériel qui chute sous la seule action de son propre poids.

   

Advection

Déplacement horizontal d’une masse d’air ou d’une grandeur météorologique (par exemple : advection d’humidité par une brise de mer).

   

Aérologie

L’aérologie (à ne pas confondre avec l’aéronomie) est la branche de la météorologie qui étudie la composition et les propriétés de la basse atmosphère et de la moyenne atmosphère terrestres, et tout particulièrement de la troposphère, du point de vue de leur extension verticale : c’est donc en fonction de l’altitude qu’elle s’emploie à mesurer les grandeurs chimiques et physiques décrivant le comportement de l’air et à relever l’existence et la répartition de phénomènes atmosphériques.

   

Aérosols

Suspension dans un milieu gazeux (dans l’air ou tout autre gaz) de particules colloïdales solides ou liquides, sachant qu’une solution colloïdale est formée de particules plus grosses que les molécules. Le brouillard ou les nuages, par exemple, sont des aérosols. L’aérosol désigne également le système ou l’appareil qui pulvérise ces aérosols, comme les atomiseurs ou les nébuliseurs des bombes aérosol.

   

Aérostat

Les dirigeables ou les montgolfières (aujourd’hui les ballons sondes) qui ont servi aux premières exploration de l’atmosphère, sont des aérostats, c’est-à-dire des appareils dont la sustentation dans l’air est due à l’emploi d’un gaz plus léger que l’air, comme l’hélium par exemple.

   

Air

On le dit “sec”, “frais”, “humide”, “saturé” ou encore “instable”… Contrairement aux autres planètes de notre système solaire, l’air que l’on respire sur la terre contient suffisamment d’eau et d’oxygène pour permettre la vie. Cet air est constitué d’un mélange gazeux : azote (78°/°), oxygène (21°/°), mais aussi gaz carbonique, argon, néon, hélium, krypton, radon, xénon… on y trouve aussi des traces d’ozone, de l’hydrogène, de la vapeur d’eau, des micro-organismes, pollens et poussières, plus ou moins polluées.

   

Air (masses d’)

On peut comparer les mouvements et échanges d’air chaud et d’air froid à la surface de notre planète à un vaste “courant d’air” permettant de rétablir l’équilibre des températures entre deux pièces. Ainsi explique-t-on les variations de température et les différentes zones de pression au-dessus de la terre comme au-dessus de la mer … L’air se déplace en général, depuis les zones dites de “haute pression” vers les zones de “basse pression”, créant du “vent”, propice à la formation des nuages. Si l’on gonfle un ballon en maintenant l’air dedans, on crée une zone de haute pression. Or, cet air cherchera à s’échapper, rejoignant, en hauteur, les zones de basse pression. Il ira de bas en haut, du plus lourd vers le plus léger. Les zones de basse pression sont en général synonymes de temps humide et orageux : elles peuvent générer des “cyclones”. Au coeur de ces masses d’air ascendant, les pressions sont basses, généralement inférieures à 1015 hectopascals (hpa), car l’air chaud en général s’élève, exerçant une zone de pression moindre sur le sol que l’air froid qui, lui, va avoir tendance à descendre en compressant l’atmosphère.

   

Air chaud

Les frères Montgolfier qui volèrent la première fois en 1783 au-dessus de Paris grâce à leur invention, la montgolfière – un ballon gonflé à l’air chaud – avaient bien compris que celui-ci, sous l’effet de la dilatation, monte car il est plus léger que l’air froid environnant. C’est grâce aux montgolfières que l’on a pu mesurer les limites de l’atmosphère. On peut ainsi expliquer la création des nuages, lorsque des bulles d’air chaud chargées d’humidité (appelées aussi “cellules de convection”) s’élèvent pour se refroidir en haut de l’atmosphère où elles atteignent une hauteur dite “niveau de condensation”, les bulles se refroidissant, la vapeur d’eau se condense pour former un nuage. Dans le désert, les “mirages” naissent à cause de la superposition de l’air très chaud émanant du sol avec la couche d’air moins chaude située juste au-dessus : lorsque les rayons lumineux passent d’une couche à l’autre, ils dévient donnant l’illusion d’une réflexion tremblante semblable à de l’eau en mouvement.

   

Air instable

C’est l’air le plus léger, celui qui s’élève pour créer les nuages. L’instabilité”, due à la “basse pression”, est propice aux orages. Au contraire, en descendant, l’air empêche la formation des nuages, créant une zone de “haute pression”, anticyclonique.

   

Air saturé

Air comprenant 100% d’humidité relative.

   

Albédo

La neige et la glace ont un fort pouvoir de réflexion des rayons solaires. Leur impact sur le climat est donc considéré comme d’autant plus grand qu’elles ont un “albedo” plus élevé que les autres types de surfaces terrestres comme les mers, les océans, le sol nu ou bien la couverture végétale. Ainsi, si le réchauffement du climat entraîne la fonte partielle des neiges et des glaciers, le processus de réchauffement de la terre va s’accélérer.

   

Alizés

Vents réguliers qui soufflent toute l’année, au niveau des 30èmes parallèles à une vitesse moyenne de 20 km/h. Les “alizés” soufflent vers l’équateur (zone de basses pressions), en partant des zones subtropicales, à l’inverse des vents d’ouest.

   

Altimètre

Instrument de mesure de la pression atmosphérique qui fonctionne comme un baromètre mais sa graduation est une graduation en altitude.

   

Altitude

Hauteur se mesurant à partir du niveau de la mer.

   

Altitude géopotentielle

En météorologie, la distance verticale d’un point de donné de l’atmosphère au niveau moyen de la mer n’est pas mesurée par son altitude, mais par un nombre qui en est généralement très voisin et qui s’appelle l’altitude géopotentielle de ce point.

   

Alto

Préfixe employé dans la description des nuages situés entre 2000 et 5000 mètres.

   

Altocumulus

Type de nuages moyens pommelés, situés entre 3 et 7 km d’altitude.

   

Altostratus

Type de nuages moyens en voile, situés entre 2 et 7 km d’altitude.

   

Anémomètre

Du grec “anémos” (vent). Auxiliaire précieux de la navigation de plaisance, cet appareil sert à mesurer la vitesse du vent à partir de l’état de la mer. Il existe différents types d’anémomètre : à coupelles, à fils chauds, à hélices, à main, à pression, bidirectionnel, à thermistance. Créée en 1805, l’échelle anémométrique deBeaufort à été adoptée en 1926 lors de la conférence de l’union météorologique internationale. A l’origine, elle devait seulement servir à mesurer la force des vents pour la manoeuvre des voiles dans la marine mais elle a été étendue aux effets du vent sur la terre.

   

Antarctique

Région polaire de l’hémisphère sud où ont lieu de nombreuses expéditions et forages destinés à étudier l’évolution du climat de notre planète.

 

Anthropique

Résultant de ou produit par l’homme.

   

Anticyclone

Zone de hautes pressions délimitée par une isobare “fermée”. Plus on s´approche du centre, plus la pression augmente. La pression réduite au niveau de la mer (celle que doit indiquer tout baromètre, qu´il soit à bord d´un navire ou à terre) y est supérieure à 1015 hPa. On dit d´un anticyclone qu´il s´établit, qu´il se renforce, ou qu´il s´affaiblit, qu´il s´affaisse. Il est souvent stable dans le temps et peu mobile. Dans l´hémisphère nord, les vents tournent dans le sens des aiguilles d´une montre autour des anticyclones. Si les dépressions sont le siège habituel des perturbations et donc du mauvais temps, les anticyclones sont généralement accompagnés de beau temps. Toutefois, cela n´exclut pas en hiver des nuages bas, voire du brouillard, et en été des orages locaux, surtout l´après-midi à proximité des côtes montagneuses.

   

Aphélie

Point de la trajectoire de la Terre autour du Soleil la plus éloignée du Soleil. Actuellement, la Terre est à l’aphélie au début de juillet (voir périhélie).

   

Arc-en-ciel

Effet lumineux dû à la réfraction de la lumière solaire à travers des gouttes de pluies agissant comme un prisme, décomposant la lumière du spectre.

   

Arctique

Région polaire de l’hémisphère nord.

   

Ascendance

Courant aérien se déplaçant de bas en haut.

   

Atmosphère

Du grec “atmos”, vapeur ou gaz et “sphaera”, sphère. L’atmosphère est une sorte d’enveloppe d’air gazeux qui s’étend jusqu’à environ 1000 kilomètres tout autour de la terre. D’apparence immatérielle, cette masse pèse quand même autour de 5600 millions de millions de tonnes ! Nous ne pourrions pas respirer et nous connaîtrions des écarts de température insupportables au sol, tels que 80°C le jour et -140 °C la nuit ! En effet l’atmosphère opère comme un écran. Composée de plusieurs couches filtrant les rayons du soleil nocifs, elle ne laisse passer que ceux qui restent indispensables à la vie. Nous vivons à l’étage inférieur de l’atmosphère, dans la “troposphère”. C’est là, dans cet espace allant de zéro à 10 km, que la plupart des phénomènes météorologiques ont lieu : orages, pluies, tempêtes… Plus on s’élève, plus la température baisse (environ 7°C tous les 1000 mètres). Ensuite le mouvement s’inverse dans la “stratosphère” (de 10 à 50 km) : là en effet, l’air se réchauffe, pour refroidir à nouveau dans la “mésosphère” (50 à 80 km). Les températures ne cessent ensuite de grimper dans la “thermosphère” (80 à 190 km), pour atteindre, dans l'”exosphère” (190 à 960km), jusqu’à 1650°C.

   

Aurore polaire

Ces aurores se manifestent par une bande de lumière de couleur assez spectaculaire lorsque des particules électrisées d’origine solaire et des molécules d’azote et d’oxygène se rencontrent dans l’atmosphère.

   

Avalanche

Souvent déclenchées par des skieurs imprudents, adeptes du “hors piste”, les avalanches s’expliquent lorsque de la neige fraîche, accumulée sur une couche de glace dure, se met à glisser entraînant le déferlement d’énormes quantités de neige sur le versant d’une montagne jusque dans les vallées, engloutissant tout sur son passage.

   

Averse

Averses de pluies, averses de neige, averses de grêles, les averses sont des précipitations subites, caractérisées par leur brièveté, dues à la présence de nuages de type “cumulus” qui sont des nuages d’orages. Il n’est pas rare que des averses de pluies ou de grêles aient lieu juste après un éclair. Cela s’explique par le fait que les gouttelettes d’eau contenues dans les nuages se maintiennent en suspension sous l’effet de champs électriques. L’éclair peut diminuer ces champs et les gouttes d’eau qui, de ce fait, ne sont plus maintenues en l’air tombent en averses.

   

Axe de rotation de la terre

L’axe de rotation de la planète Terre est incliné de 23,27°. La rotation de la Terre autour de son axe définit le jour, tandis que la révolution de la Terre autour du Soleil définit l´année. Il justifie l’existence des différentes saisons. L’inclinaison de l’axe de la Terre n’est pas fixe : il varie au cours du temps décrivant un cône en 25 860 années. Les saisons se déplacent ainsi sur l’orbite terrestre.

   

Azote

L’azote (ou plutôt le diazote d’après les chimistes : N2) est un gaz très abondant sur Terre. Il constitue environ 80% de l’air que l’on respire. Il est donc totalement inoffensif, n’intervient pas dans les combustions (au contraire du dioxygène) et est finalement assez peu réactif. On trouve parfois de l’azote liquide. C’est un liquide cryogénique (qui produit du froid), qui sert à obtenir de très basses températures (jusqu’à près de -200°C).